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du 22 février au 22 mars 2014

Philippe Berta - Trames

Imagerie salle 3

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© Philippe Berta - Terrasse 2011

Philippe Berta a commencé à s’intéresser à la photographie en découvrant le film de Dziga Vertov, L’Homme à la caméra. Vertov propose là une vision recomposée du réel dans laquelle les plans, les angles de vues, les lignes et les formes valent en tant que tels, et valent surtout dans le montage qu’en fait le réalisateur, l’association ou la succession des uns avec les autres.
On voit par cette référence que ce qui intéresse d’abord Philippe Berta dans le travail photographique, c’est l’assemblage des images, et non les images elles-mêmes. Et que ce soit le cinéma qui l’ait sensibilisé à la photographie n’est ni paradoxal ni anodin, tant la notion de mouvement est essentielle dans son travail.
Également sensible aux peintures abstraites de Kupka, aux géométries de Morellet, aux sujets « ordinaires » d’Eggleston, à la « Street Photography » et aux paysages picturaux de Robert Adams, l’artiste se définit comme plasticien, inscrivant son travail photographique dans ce qu’on appelle la « photographie plasticienne ».
C’est dans le quotidien le plus proche, le plus prosaïque et le plus anodin que Philippe Berta puise son désir de photographie. La démarche est ludique. Elle interroge les formes du visible : architectures, gestes, postures, paysages... etc. Et elle se nourrit d’une multitude de clichés pris sur le vif, enchaînés, quasi-automatisés.
Lors de ces prises de vue, il joue le jeu de la totale soumission à l’impulsion visuelle et imaginaire. C’est pour lui essentiel de commencer par là, par cet état-là, dans une approche du réel qui n’est ni documentaire, ni analytique, ni narrative.
La ville est le cadre privilégié de cette observation du monde physique environnant, par la richesse et la diversité des spectacles qu’elle offre au regard.
Et la question reste entière : quel « arrêt sur image » proposer dans ce flot de mouvements perpétuels ? Après les prises de vue vient donc la question du choix : les clichés sont classés et triés pour constituer une matière photographique à la disposition de l’artiste. Un matériau que l’artiste manipule : il découpe, déstructure et assemble pour créer des plasticités inattendues. Ces agencements prennent place au sein d’une trame géométrique aux variations infinies, traduisant les sensations du réel dans un nouvel espace visuel ouvert à la subjectivité de chacun.

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© Philippe Berta - Tondo bulles

Philippe Berta est né à Lyon en 1966.
Après des études qui l’ont conduit des Beaux-arts de Grenoble à la Faculté d’arts plastiques St Charles de Paris, et un parcours qui l’a fait passer par la Champagne-Ardenne quelques années, il vit et travaille à Rennes depuis 2010.
Aujourd’hui, sa pratique croise diffé­rents champs artistiques, essentiellem­ent la photographie et l’installation.

Exposition présentée en partenariat avec la Ville de Lannion (Service culturel).

A voir également : « Persistance du cadre II », Installation de Philippe Berta à la Chapelle des Ursulines, place des Patriotes, Lannion - du 1er février au 5 avril 2014.


  • "Photos Nouvelles" spécial Imagerie

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    ouvert du mardi au samedi,
    de 10h30 à 12h30 et de 15h à 18h30.
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