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Du 17 octobre au 5 décembre

"Lieux d’être(s)" de François Méchain

« J’envisage le paysage comme un territoire de la pensée »

« Dans mon laboratoire, je modèle la lumière comme d’autres la glaise ». Photographe-sculpteur-auteur d’installations, François Méchain, né en 1948 à Varaize en Charente-Maritime, est aussi dessinateur. « Le dessin, c’est le moment du tout possible. Il est l’entre-deux, le trait d’union entre la possibilité du réel et celle de l’imaginaire », dit celui qui se souvient de ses complices – des peintres flamands à Giacometti et Brancusi, d’Héraclite à René Char et Perec.
Son dialogue avec la nature s’est noué dans l’enfance et la ferme des parents. C’est son père, agronome et botaniste érudit, qui a suscité en lui un « désir de création ». De l’Arte Povera, l’ancien élève des Beaux-Arts de Bourges qui enseigna pendant trente ans à l’école supérieure d’art et de design de Saint-Étienne, a retenu les éléments naturels et leurs pouvoirs magiques . Mais il n’a jamais revendiqué une appartenance au Land Art. « Il y a longtemps que l’Earth Art et le Land Art ont disparu. C’est de l’histoire ancienne. Je n’aime pas non plus le terme d’environnementaliste. Alors quoi, me direz-vous ? »

Faisant « feu de tout bois », le plasticien use de matériaux naturels comme de corps étrangers - ainsi l’immense cage à oiseaux métallique dans Balade au domaine de Trevarez (2014).
« Ce qui m’importe, c’est « l’exercice des choses », le rapport entre l’idée, la construction in situ et sa re-présentation...et peut-être plus encore l’espace du doute qui s’immisce entre elles. Je suis un « inquiéteur de certitudes ».
Son oeuvre protéiforme a une forte charge politique. « J’envisage le paysage comme un territoire de la pensée », dit l’homme engagé. Et ses travaux sont autant de propositions métaphoriques.

L’Arbre aux couteaux — arbre de mort plutôt que de vie — questionne la déforestation et nos peurs anciennes. L’Arbre aux échelles convoque la folle liberté de l’enfance, celle qui donne à voir le monde autrement.
Négatif et positif, ses photographies n’offrent pas de réponses. « Parce qu’il n’y a pas de certitude. Si j’en avais, je ne continuerais pas à essayer d’atteindre cet horizon qui se dérobe constamment », dit François Méchain qui allie « le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté » (Antonio Gramsci). Sa démarche expérimentale est une quête spirituelle, sans autre religion que celle de l’homme.
Propos recueillis par Virginie Luc, in « La nature à l’œuvre » éd. Ulmer


François Méchain - 2013 - Le Grand Brulé, coulée de lave du Piton de la Fournaise, Ile de la site-Réunion, photo couleur sur Dibond 450 x 113 cm

Exposition présentée à l’Imagerie, 19 rue Jean Savidan, 22300 Lannion

en partenariat avec Centre d’Art Contemporain Photographique de Niort
Du 17 octobre au 5 décembre 2015

Du mardi au samedi, sauf fériés, de 15h à 18h30
Le jeudi : de 10h30 à 12h30 et de 15h à 18h30

Entrée libre


  • "Photos Nouvelles" spécial Imagerie

  • L’imagerie

    19, rue Jean Savidan 22300 LANNION
    Tél. : 02.96.46.57.25
    Mail : l-imagerie@orange.fr

    D’octobre à juin :
    ouvert du mardi au samedi, de 15h à 18h30.
    Le jeudi : de 10h30 à 12h30 et de 15h à 18h30.

    En juillet, août et septembre :
    ouvert du mardi au samedi,
    de 10h30 à 12h30 et de 15h à 18h30.
    Sauf jours fériés.